Programme agricole rural de conservation du parc national de la Salonga (PARCCS)

Le parc national de la Salonga (PNS) est situé au cœur du bassin central du fleuve Congo. Avec une superficie de 33 346 km2, ce parc représente l’une des plus grandes réserves de forêts denses humides du monde. Il est subdivisé en deux grands blocs séparés par une zone d’environ 40 km de large.

Le PNS est dominé par une forêt dense humide et des zones marécageuses qui favorisent la présence de plusieurs espèces animales. Cette faune est néanmoins menacée par la surexploitation à des fins commerciales, l’exploitation forestière, l’agriculture itinérante sur brulis et la pêche illégale, situation qui affecte l’équilibre écologique.

Au cours de la période sous revue, il convient de mentionner la réalisation des activités ci-après :
Orientation stratégique, planification et suivi-évaluation

  • Un plan de surveillance du parc a été adopté pour les cinq prochaines années

Trois écogardes, dont une femme, ont obtenu des bourses de formation à l’École de la Faune de Groua et au Kitabi College of conservation and environmental management. Ces bourses, attribuées pour la première fois avec l’appui de WWF, permettront de renforcer les capacités des bénéficiaires en gestion de la faune.
Recherche scientifique et biomonitoring

  • Le suivi des grands mammifères a été réalisé via la collecte des données dans le bloc sud du parc. Ces inventaires fourniront des informations sur l’abondance et la distribution des espèces, tels que les éléphants et les bonobos.
  • Une mission d’identification des communautés et une enquête « faune » ont été conduites par l’équipe de l’UGPNS. Elle a consisté en (i) une préparation des communautés et autorités politico-administratives à la création du couloir écologique ; (ii) une compréhension de la perception par les communautés sur les questions de protection des espèces dans le parc et les zones périphériques.

Il convient de souligner également la deuxième session du comité de pilotage, tenue en septembre 2017, avec la participation des institutions gestionnaires du parc, des institutions partenaires travaillant à l’intérieur du parc et des partenaires financiers. Elle a été l’occasion de constater l’état d’avancement des activités du programme sur le terrain et de donner des orientations pour la suite des interventions.