Environnement

La préservation de l’environnement et des ressources naturelles de la planète, vitale pour l’existence de l’humanité et considérée comme un des préalables à tout développement durable, implique d’autres modes de production et de consommation à l’échelle mondiale.

Pourtant, sur ce terrain, il y a non seulement peu de progrès, mais, a contrario, une dégradation générale et continue, caractérisée par une diminution de la biodiversité, une raréfaction des ressources et un réchauffement climatique au niveau mondial. 

Si le dernier Sommet de la Terre n’a pas permis de conclure d’accords internationaux en la matière, il a toutefois fixé, d’ici à quelques années, des objectifs de développement durable (ODD) fermes. Cette initiative, qui cadre avec la réorganisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en ODD, soutient que le développement humain doit revêtir trois dimensions : économique, sociale et environnementale.

En effet, il est admis que le développement socio-économique de la communauté mondiale ne saurait être « non durable », conformément à la conclusion du premier Sommet de la Terre en 1992. Ainsi, il est à craindre que poursuivre le « développement », fût-il plus équitable, sans préserver l’environnement nous conduise à une impasse.

Quant à la RDC, la protection de ses aires protégées nécessite un effort concomitant, coordonné et cohérent, de conservation de la nature à l’intérieur des parcs et d’amélioration du bien-être de la population vivant dans la zone d’attraction via des retombées économiques et sociales positives.

C’est dans ce cadre que les actions de l’Union européenne viennent en appui à toutes les initiatives que le gouvernement de la RDC met en action pour faire de la conservation du patrimoine naturel un enjeu majeur de son développement.

Pour le PIN 11e FED, une enveloppe de 120 millions d’euros est allouée en faveur des cinq aires protégées de la RDC, à savoir : les parcs nationaux des Virunga, Garamba, Salonga, Upemba (le complexe Upemba-kundelungu), ainsi que la biosphère de Yangambi.

Environnement et agriculture durable pour la sauvegarde des sites biologiques prioritaires de la RDC

Ce programme s’inspire des leçons apprises lors de la mise en œuvre d’actions sectorielles antérieures ainsi que des recommandations formulées par plusieurs missions de suivi-évaluation de projets d’appui ou de programmes concernant la gestion des aires protégées, la conservation de la nature, l’exploitation forestière, la relance agricole, le développement rural et la lutte contre le changement climatique. Le programme Environnement et agriculture durable concerne cinq aires protégées, dont trois sont inscrites sur la liste des sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO. (Virunga, Garamba, Salonga).

Restauration des écosystèmes du parc national des Virunga et valorisation durable de ses ressources naturelles

Créé en 1925, le parc national des Virunga est le plus vieux de la RDC et possède un potentiel touristique considérable. Ce parc de 800.000 ha est situé à l’est de la RDC, dans le Nord-Kivu, tout au long des frontières avec le Rwanda et l’Ouganda. La présence des zones volcaniques, des forêts de montagnes, des savanes mixtes et du lac Edouard offre une faune et une flore exceptionnelles. Les gorilles de montagne, les chimpanzés et le volcan actif sont des opportunités d’un développement des activités touristiques.

Projet d’électrification rurale en territoire de Lubero

Doté d’une allocation de 20 705 822 euros (dont 12 millions d’euros du FED), ce projet contribue à la protection et à la valorisation du capital environnemental unique de la RDC, en augmentant les retombées économiques positives pour les populations environnantes.

Projet Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Le projet de Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo (FORETS) est une action qui se définit comme une contribution substantielle de développement intégré du paysage, notamment la réserve de biosphère de Yangambi, en RDC. Dotée d’une allocation de 27 120 000 euros (dont 24,4 millions d’euros du FED), la mise en œuvre des activités s’étend sur une période de 60 mois (de décembre 2016 à novembre 2021).
Exécutées par le CIFOR (Center for International Forestry Research – Centre de Recherche fores- tière international), les activités se développent sur l’axe Yangambi-Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Parc national de l’Upemba (complexe Upemba-Kundelungu)

L’année 2017 a été marquée par la fusion des parcs nationaux de l’Upemba et de Kundelungu en une seule unité écologique nommée Complexe des parcs nationaux de l’Upemba et Kundelungu. Dans sa configuration actuelle, le complexe compte 1 960 000 ha de zone intégrale, sans compter ses zones annexes. L’objectif de cette fusion est d’améliorer la gestion de ces parcs nationaux.